REÉR, c’est encore cette période de l’année!

 

Au début de chaque année, ça commence: la campagne de marketing sur-stimulante par presque chaque institution financière qui offre des REÉR. Dans tous les médias possibles, tels que les emails, les annonces à la télé, les panneaux d’affichage et les annonces de bus pour n’en nommer que quelques-uns, on n’entend parler de rien d’autre! Beaucoup de ces institutions déclarent également sous une forme ou une autre que leur système ou famille de produits est le plus approprié pour vous… mais quelle est la bonne réponse? Je peux dire, d’après mon expérience personnelle quand j’ai fait mon entrée dans le monde du travail: le bombardement est réel et très confus. On nous présente une soupe à l’alphabet: les REÉR, les CPG, les CÉLI (bref, la saveur du mois!) et puis on s’attend à ce que tout le monde se retrouve dans tout cela. Mais pour les gens qui en entendent parler pour la première fois, ou qui ne sont pas des conseillers financiers eux-mêmes, que faire? Où peut-on aller pour obtenir des conseils?

Quand j’ai commencé à travailler et j’ai obtenu mon premier chèque de bonus, j’ai fait ce que mes parents m’ont dit de faire: je suis allé à la succursale de ma banque, et j’ai versé l’argent dans un REÉR. Rien de plus simple! Quelques années plus tard, cette même tactique est ce que beaucoup, beaucoup de gens font automatiquement, sans trop de questions. Maintenant que les Canadiens disposent de plus de choix, par contre, cette tactique n’est plus forcément une bonne idée.

La retraite – les temps ont changé

Dans le bon vieux temps, les gens n’avaient pas besoin de s’inquiéter autant puisque presque tout le monde avait une pension à leur travail. Puis, comme les pensions traditionnelles de nombreuses entreprises ont disparu, on a dû prendre responsabilité d’économiser pour notre propre retraite. Les régimes enregistrés d’épargne-retraite (REÉR) ont été conçus pour permettre aux canadiens, en contribuant à leur régime, de reporter le paiement des impôts sur ces fonds jusqu’à leur retraite. Souvent, ils en profitent encore plus, puisque leur taux d’imposition est plus élevé pendant qu’ils travaillaient que pendant la retraite, ce qui signifie que la déduction fiscale qu’ils ont reçue vaut plus que les impôts qu’ils paieront plus tard. Les temps ont changé, par contre, et les gens aujourd’hui travaillent encore souvent à l’âge d’or. Certains le font par choix, car ils ne veulent pas simplement s’ennuyer chez eux, mais d’autres ne peuvent pas joindre les deux bouts et ont besoin de travailler. Ce revenu supplémentaire à la «retraite» complique les choses: que faire si votre revenu de retraite tombe dans une tranche d’imposition plus élevé que lorsque l’argent a été contribué? Dans ce cas, il aurait coûté moins cher de simplement payer les impôts pendant que vous travailliez, et mettre l’argent dans un compte d’épargne libre d’impôt à la place, ce qui offrirait un meilleur accès à l’argent sans pénalités fiscales. La réponse n’est pas aussi claire que par le passé.

Conseils financiers – d’après mon expérience

Avec une certaine expérience dans le monde des finances derrière moi, j’ai découvert que la réponse à de nombreuses questions financières est souvent: «cela dépend…» Il ya des avantages et des inconvénients à tous les produits financiers. Les clients doivent comprendre qu’aucun produit n’est bon pour tout le monde. En tant que conseillers, nous devons poser des questions approfondies aux clients sur de nombreux aspects de leur vie et les désirs, afin de savoir quelle est la bonne réponse pour eux à ce moment-là. Nous devons également continuer à poser ces mêmes questions régulièrement, pour vérifier si les choses ont changé et si le client est toujours sur la bonne voie.

En règle générale, je recommande que les clients n’attendent pas cette période de l’année (c’est-à-dire la dernière minute) pour décider combien ils vont mettre de côté pour leur retraite. Plutôt, je leur conseille d’économiser périodiquement tout au long de l’année dans le cadre d’un plan de retraite formalisé. Non seulement cela limite-t-il l’impact d’essayer de trouver une grosse somme d’un coup, mais il peut également aider certains clients à rester sur la bonne voie. L’argent est investi peu de temps après que leur salaire entre, donc ils ne le dépensent pas. Dans l’industrie, nous appelons cela «payez-vous en premier». Pouvez-vous imaginer devoir payer un an de paiements d’hypothèque ou de paiements de voiture en un seul coup, surtout après les fêtes? Si cela semble fou, demandez-vous: faites-vous cela avec vos REER?

Droit devant, vers une plus grande littératie financière

Une fois que les gens comprennent leur situation, avec un bon conseiller pour les guider, ils sont mieux préparés et sont en mesure de prendre des décisions financières éclairées. Une bonne analogie que j’ai trouvée est de conduire: que se passerait-il si vous montiez dans une voiture sans aucune expérience ou la connaissance des règles de la route, et essayiez de conduire? Les conséquences d’une telle décision pourraient nuire considérablement à vos plans futurs! Mais avec une formation et de l’éducation, la plupart des gens peuvent apprendre à conduire une voiture. La même chose est vraie avec l’argent: un peu de formation et d’éducation peut vous faire économiser beaucoup d’argent et des maux de tête à l’avenir!

Tous les Canadiens devraient au moins comprendre les produits qu’ils achètent, avec au moins une connaissance de base de leurs options et alternatives. C’est l’une des raisons pour lesquelles notre cabinet a entrepris d’offrir des cours de base en littératie financière touchant certains des aspects les plus importants de la vie financière. Plus de gens ont besoin d’obtenir cette information: c’est, après tout, l’avenir de leur famille qui est en jeu! Chaque semaine, nous aidons les Canadiens à prendre de meilleures décisions avec leur argent : pourquoi pas vous?